Originaire de Pennsylvanie (NDR : du Lancaster plus précisément), Denison Witmer est un personnage plutôt discret. Pourtant le songwriter étasunien compte, parmi ses amis, quelques grosse pointures comme Sufjan Stevens, J.Tillman ou encore Rosie Thomas. En outre, il n’en est pas à son premier album (NDR : intitulé « Safe Away », il remonte à 1998), puisque « The Ones who Wait » constitue déjà son huitième. Une œuvre composée dans des conditions particulières. Et pour cause, l’artiste avait entamé l’écriture de cet elpee, en 2008 ; mais il a dû prendre une pause, afin de s’occuper de son père, au seuil de la mort. Ce n’est que bien plus tard, que Denison a repris le processus de composition. Le disque est d’ailleurs dédié à feu son paternel.
Personnage taciturne, Witmer n’en reste pas moins talentueux. « The ones who wait » est découpé en onze plages classieuses et paisibles sculptées dans du folk. Mais pas dans du folk morbide, comme on aurait pu le craindre. D’ailleurs, Denison ne sombre jamais dans le pathos.
Les premières compos de la plaque proposent des pistes plus atmosphériques. L’instrumentation est soignée. La voix de Witmer est empreinte d’une grande douceur. Un peu comme chez Cass McCombs, mais sans jamais tomber dans l’emphase des derniers essais du Californien. Le disque recèle deux morceaux plus énergiques (« Influence » et « Every Passing Day »), avant d’en revenir à la forme épousée en début de parcours.
Franchement, Witmer Denison mériterait enfin de conquérir le Vieux Continent. D’ailleurs, « The ones who wait » se consomme sans modération…

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