Dans Dans est une forme de supergroupe réunissant le batteur Steven Cassiers (Dez Mona, mais également collaborateur auprès de Toots Thielemans), le bassiste Lyenn (qui a notamment bossé pour Marc Ribot et Shahzad Ismaily) ainsi que le guitariste Bert Dockx (leader de Flying Horseman). D’excellents musiciens, il faut le souligner. D’ailleurs, s’ils n’ont plus grand-chose à prouver, ils prennent encore le temps de se consacrer à ce qu’ils aiment par-dessus tout.
Dans Dans, c’est le patronyme choisi par ce trio issu du Nord de la Belgique. Après avoir écouté ce « I/II », il est évident qu’il ne cherche ni le facilité, ni la reconnaissance. Il s’agit de son second opus. Une œuvre découpée en onze plages denses (NDLR : Dans ?) et peu accessibles. Le tout s’étalant sur une bonne heure. Instrumentale, leur musique navigue à la croisée des chemins du garage, du jazz, du blues et du psychédélisme. Le tracklisting ne recèle que quatre compos originales. Le reste est consacré à des covers. Dont le « Some Are » de Bowie, « The Sicilian Clan » d’Ennio Morricone, « Yesterday was here » de Tom Waits ou encore « East Timeo » de Robert Wyatt. Les sessions d’enregistrement n’ont duré que trois jours et le résultat est le fruit de dix répétitions.
A premier abord, le projet est emballant. Les musicos sont talentueux. Ce sont même de remarquables instrumentistes. Quoique spécifiques, les climats s’enchaînent naturellement et Dans Dans parvient à s’approprier les différents morceaux. Mais perso, en milieu de parcours, j’ai lâché prise. En fait, on est en présence d’une musique d’ambiance. A écouter de préférence, d’une oreille distraite. Ou en opérant une sélection. Se concentrer sur les différentes pistes est trop fastidieux. Et la longueur du long playing n’arrange rien. A vous donc, d’opérer votre choix…

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