Lyres est une formation étasunienne née en 1979, sur les cendres de DMZ. Issue de la région de Boston (Massachusetts), elle est toujours active aujourd’hui, même si son dernier opus, « Some Lyres », remonte à 1994. Cependant, du line up initial, il ne demeure plus que le chanteur/organiste Jeff Conolly. En 34 années d’existence, le band a consommé une bonne douzaine de musicos.
Lyres est né en plein revivalisme garage. Mouvement qui a notamment donné naissance aux Fuzztones, à Chesterfield Kings et bien évidemment aux Fleshtones. Un mouvement qui lui-même s’inspirait des sixties (NDR : pensez aux compiles ‘Pebbles’ et ‘Nuggets’, donc aux Seeds, Sonics, Electric Prunes, Standells, Count Five et autres Sonics)
« Lyres Lyres » est paru en 1985. La formation avait alors changé de batteur. Pas vraiment une bonne idée, car le drumming de John Bernardo n’est pas aussi ample que celui de Paul Murphy. En outre, plus de la moitié des plages de cet elpee (NDR : qui recèle quand même six reprises) manquent singulièrement de relief. On épinglera quand même l’épatant « She pays the rent », une piste autobiographique qui lorgne vers le r&b des Animals, « You’ll never do it baby » une compo signée B Smith/T Fox (Cop’ N’ Robbers), reprise également en son temps par les Pretty Things, et dont la nouvelle version ne manque franchement pas d’allure, « No reason to complain » sculpté dans le garage punk, l’allègre et excellent « You won’t be sad anymore » ainsi que le bouleversant et détonnant « The only thing ». L’opus est également enrichi de quatre bonus tracks, soit les quatre titres d’un 12 inches publié en 1985, chez New Rose.

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