Depuis 2005, Catherine Watine parcourt un univers musical énigmatique et unique en son genre, qui privilégie largement trip-hop et pop cinématographique. Une exploration qu’elle opère depuis déjà 5 albums. Pour concocter ce long nouvel Ep, l’artiste française a bénéficié du concours de Paul Levis, qui s’est forgé une certaine notoriété dans le monde du folk.
Le disque s’intitule « This Quiet Dust ». Découpé en 7 pistes, il s’inspire de l’œuvre d’Emily Dickinson, une poétesse anglaise au destin tragique qui a vécu au XIXème siècle. C’est d’ailleurs dans la douceur d’un songe partagé avec Emily Dickinson que nous sommes d’abord entraînés. Avant d’affronter ses textes torturés… Watine y pose sa voix feutrée si particulière sur les arrangements délicats de Levis, préposé aux guitares, cordes, cuivres, Wurlitzer et percussions, soutenu par Arnaud Delannoy, collaborateur de longue date, qui jongle entre violon, bugle, clarinette et autres flûtes…
Mélancoliques, les comptines véhiculées par « This quiet dust » devraient paisiblement ravir les aficionados de Watine, mais plus que probablement plonger les autres dans un état de léthargie.
Pourtant, cet opus est d’excellente facture. Simplement, il n’est pas du tout facile d’accès. Watine vient également de se lancer dans un nouveau projet électro acoustique, sous le patronyme d’Atalaye, en français dans le texte, cette fois. A suivre !

Nederlands
Français 
