Au fil de ses albums, Black Sorrows se rapproche de la perfection. Dans un style emprunté à la fois à Dylan, Springsteen, Hothouse Flowers et Rod Stewart, qu'il exécute avec la plus grande sophistication. La mélodie est parfaitement prévisible. Le rythme toujours maîtrisé ne perturbe jamais. Les lyrics épousent les clichés naturalistes les plus complaisants. Les arrangements sont irréprochables. Mais l'émotion est absente. Une pop dont les sonorités sont pudiquement parfumées de rythm'n blues, de jazz, de dixieland, de cajun, de tex mex, de reggae et de zydeco. Un peu comme si l'interprétation de Mark Knopfler du Dire Straits était devenue exsangue de toute passion.