L'ex-drummer de Nirvana, Dave Grohl, a donc débauché William Goldsmith et Nate Mandell, pourtant impliqués chez Sunny Day Real Estate, ainsi que récupéré l'ex guitariste des Germs, Pat Smear, qui avait collaboré à l'ultime tournée du célèbre et défunt combo de Seattle, pour fonder son nouveau groupe. Et puis il a décidé de troquer ses baguettes contre une râpe, et de se mettre au chant. Avec brio, il faut le reconnaître. Exhumant ce sens mélodique vertigineux, ce croustillant grungy, cette stimulation viscérale que symbolise si bien "Nevermind". Notamment sur "This is a call", "Alone + Easy target", voire le plus punkysant "Good grief". Mais si le fantôme de Kurt Cobain hante inévitablement cette œuvre, ce disque ne se contente pas d'autopsier le passé. Certaines compositions se révélant même plus noisecore. Circa Hüsker Dü sur un "X Static" renforcé par la présence de Greg Dulli à la guitare. Imprégné de Sugar chez "Oh George". Voire ‘mybloodyvalentinesque’ sur "Floaty"... "For all the cows" aborde même le country jazz alors que "Watershed" affronte un punk pur et dur. Quant à "Big me", il semble avoir été séduit par les harmonies beatlesnesques; enfin, le superbe final "Exhausted" embrasse un ‘garage’ digne du dernier opus de Neil Young", "Mirror Ball". Et puis il y a la voix doucement triste, âpre de Dave qui confère une sensibilité fragile, presque traumatisante aux différentes chansons. Un must!

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