En 1992, John Frusciante abandonnait les Red Hot Chili Peppers, à l'issue de l'enregistrement de "Blood Sugar Sex Magik". Et c'est au cours de ces sessions qu'il a écrit la plupart des compositions de son premier album solo. Il lui aura quand même fallu trois ans pour les mettre en boîte. Et puis surtout pour les fignoler. Chez lui. A l'aide d'un enregistreur à quatre pistes. De sa guitare. Et de sa voix. Les seules participations extérieures se limitant aux parties vocales. Assurées par deux filles, dont l'identité n'est pas révélée. Puis à l'acteur River Phoenix, victime d'une overdose mortelle en octobre dernier. Pour deux titres seulement. Mais diffusés à l'envers. Vingt huit fragments introspectifs, atmosphériques, hantés par la voix androgyne de John, maquillés de bandes passées à l'envers ou manipulées, sans drums, qui s'approchent davantage des expérimentations acoustiquement psychédéliques de Syd Barrett, que de l'excitation funk du Red Hot. Les fans des Peppers risquent même fort de ne pas aimer. Ce qui n'empêche pas ce projet d'être extrêmement intéressant...

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