Après sa trilogie destinée à mettre au ban des accusés, la puissance, la corruption et la violence ("Desaparecido", "17 Re" et "3"), un manifeste anti-réactionnaire de la culture rock italienne ("El Diablo") et un constat amer des événements qui ont marqué la fin de notre siècle ("Terremoto"), Litfiba nous revient avec des thèmes cruellement et réalistement visionnaires. Une œuvre qui, tout en continuant à allier un côté rock et un exotisme latin, en mêlant atmosphère démoniaque à la douceur et à l'intimité, laisse une plus grande place à la culture péninsulaire. On y retrouve bien sûr des compositions incisives et incendiaires comme "Lo Spettacolo" qui ouvre ce morceau de plastique. Mais aussi et surtout un éclectisme climatique capable de nous entraîner tantôt dans une danse napolitaine ("Tammùria"), un hybride de reggae et de ragtime ("Lacio Drom") ou une ballade prog rock lancinante, gémissante et torturée ("Animale di zona"), lorsqu'il ne se couvre pas d'accents épiques, filmiques, proches d'Adriano Celentano, comme sur le final "Suona Fratello"...

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