Neil Young nous avait donc légué « After the Gold Rush » en 1970. Agyle nous propose son « Gold Rust ». Alors serions nous en présence d’une relecture d’un des grands classiques du Canadien opérée par un trio français ? Une ‘rouille d’or’ si on s’en tient à la traduction littérale ? Un retour vers des années dorées ? Celles des années 90, alors. Des grattes oxydées par le grunge, au cours de cette décennie… Car le grunge et la rouille sont bien complémentaires. Ces musiciens poitevins doivent probablement vénérer Pearl Jam et Soundgarden ! Des géants aux pieds d’Argyle… Les guitares sont lourdes et les envolées empreintes de lyrisme. La voix du chanteur rappelle celle de Chris Cornell, malgré l’accent bien franchouillard... Néanmoins si les références susvisées sont manifestes (« Goodbye Jimi »), j’émettrai quand même une certaine réserve lorsqu’elles pataugent dans la fange nauséeuse de Nickelback voire de Puddle of Mud ! Un cloaque dont l’Argyle lui collerait tellement aux basques, qu’il ne parviendrait plus à s’en dépêtrer. Bref, cette version française de Cold est certainement habitée et bien torchée mais quelque peu maniérée et datée…

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