Exit David Baker, vocaliste au timbre incroyablement versatile, remercié poliment pour incompatibilité d'humeur avec les autres musiciens du groupe. Et pourtant, bien que réduit depuis peu à un quatuor, Mercury Rev nous revient déjà avec un troisième opus. Si les paysages sonores, nés de l'imagination créatrice de cet ensemble yankee sont toujours aussi complexes et surréalistes, ils semblent surtout, sur "See you on the other side", beaucoup plus fluides et intuitifs. Le voyage dans l'underground est beaucoup plus confortable. L'absence de règles passe totalement inaperçue. Pourtant, les perturbations spasmodiques et les tourbillons d'inquiétude sont toujours bien actifs. Simplement, ils font vibrer ce fil mélodique plutôt que de le maltraiter. Un fil mélodique dont l'élasticité fluctue au gré des chœurs angéliques, du piano staccato, du saxophone ‘coltranesque’ ou sinusoïdal, des orchestrations cartoonesques, de la flûte pastorale, du feedback âpre mais sensuel, de la basse flottante et du vocal blême de Jonathan Donahue. "See you on the other side?" Dans un Mercury Rev alors...

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