Attachez vos ceintures, vous allez décoller pour une destination inconnue ; mais c'est loin, c'est sûr ! Le ciel est mauve, zébré de noir avec des taches malsaines qui volent entre deux satellites en caoutchouc pilotés par des escargots. Vous entrez dans la sphère psychédélique d'Holy Mountain. Le trio écossais s'est inspiré du film éponyme d'Alejandro Jodorowski sorti en 1973. Le screenplay ? Alors, un type qui ressemble à Jésus. Il lutte contre les péchés de ce monde représentés par des puissants symbolisant chacun un astre planétaire, tous visant à travers cette quête initiatique à l'obtention de l'immortalité. Oui, je sais, la description sent un peu le champignon... Revenons les pieds sur terre, quoique... Ancient Astronauts constitue le second elpee du groupe. C'est un délire expérimental old-school de guitares vintage fouettées à tour de bras, de basses et de batteries lourdes désynchronisées au fur et à mesure que l'on progresse dans les morceaux. Mais c'est une très bonne expérience, comme si Hendrix, Waters et Morrison avaient décidé de faire la tournée des distilleries ensemble au pays des Highlands en prenant Manson (Charles, pas l'autre...) comme guide. Ils planent bien haut mais laissent leur colère prendre le dessus pour nous emmener dans des rythmes effrénés entourés de voix geignardes hantées par le vaudou. Les compos virent souvent au stoner, surtout quand elles abandonnent les moments planants pour de grands riffs diaboliques.
Holy Mountain nous offre un bon moment de son massif. Ancien Astronauts pourrait être une véritable rampe de lancement pour ce groupe qui revient au néolithique de la guitare, co-piloté par Paul Savage qui a déjà produit certaines œuvres de Franz Ferdinand et Mogwai.
A souligner le graphisme de la pochette qui vous laisse méditer entre géoglyphes de Nazca, troisième dimension et Lovecraft.

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