L’appel à débrancher des Burning Heads

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Un diptyque pour Then Comes Silence

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The Feast of the Broken Heart

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Andy Butler, aka-Hercules, avait connu une sérieuse baisse de régime en 2011, après avoir publié sont second elpee, « Blue Songs », un disque qui succédait à un remarquable premier album. Eponyme, il avait été unanimement acclamé par la critique et recelait un single irrésistible, « Blind » ; une plage sublimée par la voix magique d’Antony Hegarty. Fer de lance d’une scène dance new-yorkaise ‘queer’ totalement assumée et vindicative, Hercules & The Love Affair refait surface et nous propose « Feast of the Broken Heart », son 3ème essai. Première constatation, la pochette est d’un goût plus que douteux, cabotant entre un pastiche de Silex in The City et une orgie chez les Flintstones. En outre, on ne peut pas dire que la musique soit à la hauteur, malgré un nouveau casting vocal et le talent indéniable des protagonistes, dont l’incontournable John Grant (NDR : pour « I Try to Talk to You », grande réussite de l’elpee), le travesti et diva français Rouge Mary (NDR : convaincant dans le registre disco-gospel) et le chanteur soprano belge Gustpah… Si l’hédonisme est bien présent, les compos finissent par lasser. En outre, les beats et les mélodies manquent parfois d’inspiration malgré quelques chouettes références empruntées au disco et l’une ou l’autre salve inspirée, telle que le kitschissime « Liberty ». Une fête à moitié réussie, malgré quelques moments euphorisants, avouons-le…

 

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