Première constatation, ce quartet géorgien n'a plus fait appel à Michael Stipe pour produire son deuxième CD. Pas que Magnapop soit en froid avec le leader de REM. Au contraire! Mais le groupe souhaitait reproduire un son plus énergique, plus métallique, plus trash. Et dans cette optique il s'est tourné vers Bob Mould. Evidemment, connaissant la réputation de cet ex-Hüsker Dü, il ne faisait aucun doute que l'objectif serait atteint. Hormis une version acoustique de "Merry" et un détour par le punk pur et dur ("Pretty Awful"), les quatorze fragments consomment une électricité juvénile crépitante, torturée, à la croisée des chemins de Buffalo Tom, de Belly et bien sûr de Sugar. Une électricité sauvageonne, abrasive, vitriolée de lyrics menaçants, fiévreux, sensuels et grinçants mais conduite par un sens mélodique pop à la fois irrésistible et excitant...

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