Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

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Le quatrième opus du collectif canadien a reçu la collaboration de Phil Palazzolo au mixing et à la coproduction, un personnage qui avait travaillé pour l’album « We Were Dead Before the Ship Even Sank » de Modest Mouse. Bien sûr, John Collins et A.C. Newman ont apporté leur coopération, mais les sessions d’enregistrement se sont déroulées chez Phil, plus à Vancouver. Et manifestement, le son est extrêmement raffiné. Deuxième constatation, les synthés ont pratiquement disparu pour laisser place à une foule d’instruments plus conventionnels. Il y a même de la harpe, de la flûte, de l’harmonica, du piano ainsi que des sections de cordes et de cuivres. Troisième constatation, les harmonies vocales frôlent la perfection. Sur le titre d’ouverture, « My rights versus yours », elles affichent d’ailleurs une sensibilité proche des Beach Boys. Même les riffs de guitare sont spasmodiques. Mais en général ces vocaux me rappellent surtout Chumbawamba et Gorky’s Zygotic Mynci (pour ces derniers, sans le psychédélisme, bien sûr). A moins que ce ne soit les Shins ou Belle and Sebastian. Tout dépend de savoir si vous écoutez de la musique depuis dix, vingt, trente ou quarante ans. Tiens, curieusement les lyrics développent ici une perception ironique de la politique à travers une pluie de métaphores. Le tandem Dan Bejar/AC Newman constitue toujours la clef de voûte de l’édifice ; mais c’est lorsque Neko Case pose sa voix que ces mini symphonies deviennent les plus séduisantes. Parmi les douze titres de cet opus, on retiendra cependant encore le final solennel « The spirit of giving », adaptation d’une ancienne compo de Destroyer, le syncopé « Entering white Cecilia », le presque hymnique « All the old showstoppers », le semi glam, semi ‘pixiesque’ (mais sans la frénésie) « Myriad harbour » et l’allègre « All the things that go to make heaven and earth ». Un album fort agréable à écouter, mais qui manque peut-être parfois d’intensité émotionnelle…

 

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