A hurler leur mal-être et leur révolte, il y a fort à parier que les membres de Kill The Young souffrent d’être jeunes et attendent plus de reconnaissance malgré le manque flagrant d’expérience. Leurs pères, attentifs aux messages qu’ils distillent à travers les 13 plages, auront certainement un rictus moqueur et laisseront de côté les messages enfantins, prétextant un ‘Il faut que jeunesse se fasse’. Pourtant signés sur un label français (Discograph), les frères Gorman son devenus des stars du rock par la force des choses, l’Angleterre idolâtrant assez vite les jeunes rockeurs nationaux. A l’exercice de ‘l’album du tournant’ (le deuxième), flotte un parfum suranné ; et là où Arctic Monkeys, The Libertines ou The Rakes ont prouvé par la seule force des bras leur statut d’artistes talentueux, le trio finit par lasser tant l’innovation est absente. Tantôt énergiques, tantôt romantiques, ces vilains garçons cachent un cœur d’or. Ils fabriquent en famille les calicots qu’ils afficheront à l’issue d’un combat gagné depuis belle lurette, semblant nous dire : ‘On va tout révolutionner !!’ Ce n’est, à mon avis, pas en gueulant leur incompréhension et en dénigrant le manque de dialogue que l’on attirera le crédit. C’est donc un peu lassé que je parcours des titres comme « Saturday Soldiers », « She’s Got Il All » ou « Dial’s for Saviour ». J’ai même l’impression d’avoir pris un train en retard. Mais je me permets une réflexion issue de mon esprit de trentenaire : affublé d’un nom de groupe pareil et vu leur motivation pour poursuivre leur chemin, ils auront l’air malin et un rien pervers ces vieux-jeunes, dans dix ans (NDR : s’ils tiennent jusque là !) J’espère qu’à leur tour, ils essayeront de comprendre les nouveaux-jeunes qui hurleront notre (et leur) côté vieux jeu.
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