White Manna est un quartet californien. Issu d’Arcata, très exactement. Le titre de son opus s’inspire soit du dieu grec de la nature (NDR : curieux, cette ville d’un peu plus de 17 000 habitants est une des rares aux States a être dirigée par des élus verts) ou d’un Fast Food historique (NDR : réputé pour ses Hamburgers dans le New Jersey, il s’est ouvert en 1939). Vu les textes abordés dans ses compos, la première explication semble la plus plausible puisqu’ils traitent de leur environnement.
Il s’agit déjà de son 4ème elpee. Et sa musique est sculptée dans un psyché space rock réminiscent du « Silver Machine » de Hawkwind (NDR : le titre maître, le long instrumental « E shra » et la piste carrément cosmique « Beta travellers »). Parfois imprimée sur un tempo plus lent (« Dune II »). Ou alors davantage féroce, dans l’esprit du « Raw power » des Stooges. A l’instar de « Evil », la meilleure plage de l’opus. Légèrement réverbérés, les vocaux ondoient comme sur une mer houleuse. Le groove est impressionnant. La section rythmique hypnotique. Tectoniques, les grattes grondent ; et circonstanciellemnet explosent après une montée en intensité progressive. Un filet ‘vintage’, vient parfois teinter le climat de garage. L’LP est enrichi de deux bonus tracks. Tout d’abord l’obsessionnel « Slow dust », puis la cover du « Master of the universe » de Hawkwind, qui figurait justement sur l’incontournable « Silver machine ». Et il faut avouer que la version tient parfaitement la route. Si vous avez la nostalgie de cette époque, vous pouvez foncer tête baissée…

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