Malgré son patronyme à forte consonance scandinave, Bärlin ne nous vient pas de Stockholm ou d’Oslo ni de la petite ville de Barlin… mais de Lille dans le nettement moins glamour Nord-Pas-De-Calais ! Or, pas question ici de terroir ‘chti’, mais d’une musique sombre, industrielle et planante, influencée par Nick Cave (« She’s Alright ») et Einstürzende Neubauten (« Der Graf »), une expression sonore que tisse des rythmes insidieux, des samples intrigants et que hante le chant spectral de Clément Barbier. Très inspiré, ce trio ‘barlinois’ pratique un rock ‘cabaret’ si caractéristique de… Berlin (ahah !) Et lorsqu’une clarinette insuffle une dose de mystère jazzyfiante à ces messes incantatoires, c’est pour se muer en version ‘caniveau’ du répertoire des Anversois de DAAU. Très noirs mais envoûtants, ces morceaux laissent cependant une impression durable. Un bel album ‘lynchéen’, comparaison mille fois usitée mais tellement parlante…

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