Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Born into the Waves

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« Born into the waves » constitue le 13ème opus studio d’And Also The Trees, un disque qui s’inscrit davantage dans la lignée de « Hunter not the Hunted » que de l’Ep éponyme, paru en 2014, essentiellement acoustique. L’inspiration des compos de ce nouvel elpee émane d’une tournée accomplie en Europe de l’Est et au Japon. Et les lyrics traitent de l’amour, non pas sous sa forme traditionnelle, mais comme une émotion et une force par opposition à la haine : lumière et obscurité, énergie et destruction. Tout un programme qui, vu le contexte dramatique actuel, prend plus que jamais toute sa signification.

Tout au long de l’œuvre on retrouve ces fameuses cordes de guitare en couches qui sonnent soit comme des mandolines ou du balalaïka. C’est une marque de fabrique d’AATT, entretenue par Justin Jones. Et tout particulièrement sur « Boden » ainsi que les trois premiers morceaux de l’elpee, des morceaux mélancoliques, empreints de délicatesse, que Simon chante ou déclame à la manière d’un conteur, et qui évoquent plus que jamais le célèbre long métrage « Docteur Jivago », mais au cours desquels le drummer/percussionniste impressionne par ses interventions empreintes de subtilité et de feeling (« Your guess », « Hawksmoor & The Savage », « Winter sea »). Elément neuf, la présence de sonorités claviers et surtout d’orgue. Sonorités créées par la guitare de Justin Huw Jones (NDR: et c'est tout à fait bluffant!) Elles rappellent même et curieusement le Genesis de l’époque « Trespass ». A l’instar de « Seasons & the storms », sur lequel Adam Sherry (Dead Forest Index) vient poser la voix, une plage dont le vent d’optimisme tourne étrangement à la mélancolie. Ensuite sur la ritournelle « The sleepers ». Et enfin lors du morceau de clôture, « The Skeins of love », un titre remarquable, mystérieux, dont le groove hypnotique est dynamisé par la ligne de basse jazzyfiante et les drums à la fois souples et amples, alors qu’une clarinette traverse épisodiquement cette piste, dans l’esprit du « Pierre et le loup » de Sergueï Prokofiev.

Simon Huw Jones se lance dans le ‘spoken word’ tout au long du minimaliste « The bells of St Chritopher’s », une compo qui s’achève par quelques bruitages électro, cliniques, comparables à ceux émis par une machine de réanimation cardio-pulmonaire. Un instrumental ? « Naitô-Shinjuku ». Qui met surtout en exergue les percus de Paul Hill, et tout particulièrement des cylindres fabriqués par ses soins. Ce qui communique un climat oriental à ce morceau.

Spectral, « Bridge » alterne entre deux tempos. Et lorsqu’il devient offensif, on ne peut s’empêcher au « One of these days » du Floyd.

Bref, And Also The Trees vient de commettre un des meilleurs albums de sa discographie et peut-être déjà un des albums de l’année. On en reparlera. Il se produira à Bruxelles (Os à Mœlle) et à Paris (Petit Bain), respectivement, ces 30 et 31 mars, mais c’est sold out pour ces deux dates.

 

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