Carnival Youth est originaire de Riga. Il faut bien avouer qu’il n’est pas courant de découvrir une formation originaire de Lettonie. Et pour cause, coincé entre la Lituanie et l’Estonie, ce petit pays balte, qui recense 2 millions d’habitants, n’a certainement pas forgé sa notoriété en développant un vivier musical particulier (c’est le moins que l’on puisse dire). D’ailleurs, il faut bien reconnaître qu’hormis sa capitale, le commun des mortels ne connaît pas grand-chose de la Lettonie et de ses habitants.
Pourtant, à l’écoute du deuxième album de Carnival Youth, il faut reconnaître que cette formation n’a rien à envier à qui que ce soit sur la scène musicale contemporaine. Et anglo-saxonne, tout particulièrement. Le chant exprimé dans la langue de Shakespeare en est une explication plus que plausible. Mais pas seulement. Et pour cause, le quatuor s’est déjà produit dans le cadre de festivals européens réputés, comme le Sziget et l’Open’er. Mais également l’Eurosonic, événement considéré comme le meilleur dénicheur de talents ; événement au cours duquel il a décroché l’Award des ‘European Border Breakers’.
Tout au long de « Propeller », le combo letton propose un pop/rock coloré qui navigue dans les mêmes eaux que Tokyo Police Club et Born Ruffians. La ligne de clavier trame les compos, alors que les vocaux répliquent ou se superposent, à l’instar de « Connection Lost ». « 1Q7/4 » et « Surf » consomment davantage de guitares. Parfois, l’expression sonore prend une pause, afin de repartir de plus belle, et en crescendo, comme sur l’excellent « Fooling Myself ». En outre, les mélodies sont sacrément contagieuses. Et un titre comme « Lloveyous », en est la plus belle illustration.
Bref, jamais cet opus ne suscite l’ennui ; aussi je considère dorénavant Carnival Youth comme mon groupe letton, voire balte, favori.
Le groupe se produira le 29 novembre au Botanique en compagnie de Sara Hartman et Kilian & Jo.

Nederlands
Français 
