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Girl At The End Of The World

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Fondé en 1983, James est une formation qui est toujours parvenue à se transcender sur les planches. Et encore aujourd’hui. Mais si entre 1986 et 2000, elle a publié quelques excellents albums et surtout gravé d’inoubliables singles (« Sit down », « Come home », « She’s a star », « Born of frustation », notamment), depuis le début du millénaire, la discographie fait un peu pâle figure. Bien sûr, Tim Booth a tenté une aventure en solitaire. Et puis les musicos du groupe ont opéré d’incessantes allées et venues. A l’instar du génial trompettiste Andy Diagram ou du tout aussi talentueux violoniste Saul Davies. Ce sont d’ailleurs ces deux membres du band et bien sûr la voix de Tim qui ont toujours apporté cette singularité à la musique de la formation mancunienne. Depuis donc, James cherche vainement à se renouveler. Et tente sur « Girl At The End Of The World” un pari sur l’électro. Qu’il avait pourtant réussi sous la houlette de Brian Eno, sur l’expérimental « Wah wah ». Mais sur ce nouvel essai, il n’y a plus rien d’expérimental, mais des beats et des synthés qui cherchent uniquement à faire danser. Qui cherchent. Mais à mon humble avis, ils vont encore chercher longtemps. Même la superbe voix de Booth est régulièrement martyrisée. Hormis le premier morceau de l’opus, l’hypnotique « Bitch », et le titre maître qui le clôt, une pop song hymnique, parcourue par une slide gémissante et imprimée par une boîte à rythmes bien calibrée, le reste est complètement massacré par l’électronique, évoquant même parfois Donna Summer (« Surfer’s song »), une rencontre entre Pet Shop Boys et Jean-Michel Jarre (« Dear John ») voire du U2 sub « Pop » (« Move down south »). C’est Max Dingel (The Killers, Muse, White Lies ») qui s’est chargé de la mise en forme ; et manifestement, n’est pas Brian Eno qui veut.

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: James
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: Mercury / PiaS
  • Date: 2016-03-18
  • Rating: 1
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