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Life Without Sound

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Lors de ses quatre premiers elpees, Dylan Baldi puisait au sein d’un large spectre de références. Souvent différentes. Passant de la lo-fi à la pop, via le rock garage… sauvage. En publiant « Life Without Sound », le gars de Cleveland est parvenu à faire la synthèse de toutes ses influences…

Morceau qui ouvre l’opus, « Up To The Surface » a de quoi décontenancer. Et pour cause, cette plage est amorcée par des accords paisibles, au piano. Mais au bout d’une quinzaine de secondes, la guitare fait son apparition, suivie rapidement par la voix de Baldi. Le morceau se veut être une introduction classique, sans folie. Il est bien construit mais ne restera clairement pas dans les annales de la discographie du band…

C’est d’ailleurs ce manque de folie qu’on peut reprocher à ce long playing. Les riffs de guitare ne sont pas assez surprenants. Sans doute à cause de la mise en forme (« Modern Act », « Internal World »), qui gomme trop ces interventions. On reste alors manifestement sur sa faim. A contrario, la voix de Baldi est excellente. En fait, les compositions ont été construites en fonction de cette voix ; et c’est une grosse différence, par rapport aux anciens efforts des Américains. D’accord, Dylan chante impeccablement « Life Without Sound ». Il y privilégie même son timbre posé et doucereux. Mais rien à faire, c’est quand elle s’énerve et devient rauque que sa voix devient la plus intéressante (« Darkened Rings », « Realize My Fate »).

Réaliser l’album de la maturité, c’est bien. Mais il ne faut pas pour autant oublier ses qualités principales. C’est un peu ce que l’on ressent à la fin de « Life Without Sound ». Trop occupé à construire un album plus grand public, Dylan Baldi a oublié l’essence même de sa musique. A l’issue de son écoute, le long playing laisse un goût de trop peu. Une exception qui confirme la règle ? « Realize My Fate », piste qui clôt l’opus. On y retrouve les changements de rythme. Le batteur a le loisir de se déchaîner. Et Baldi épanche toute sa frustration. Du vrai Cloud Nothings, finalement. En espérant qu’il s’agit du présage d’un retour aux sources.

« Life Without Sound » n’est pas foncièrement de mauvaise facture ; mais il déçoit par rapport à ce dont on est en droit d’espérer d’un album de Cloud Nothings. Qui aura tout le loisir de le démontrer à travers sa prestation attendue pour le 12 mars au Botanique. Et elle risque de faire du bruit ! 

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Cloud Nothings
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: Carpak / Konkurrent
  • Date: 2017-01-27
  • Rating: 3
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