Issu du cerveau, perpétuellement en ébullition de Damon Albarn, le projet Gorillaz a vu le jour en 1997. Bénéficiant de la collaboration de Jamie Hewlett, Cass Browne, Simon Tong et Niho Hatori entre autres, il met en place un groupe virtuel que l’on ne présente plus. Quand un ogre à l’appétit féroce comme Albarn et à qui Midas à transmis son don, décide de frapper fort, il vaut mieux se mettre à l’aise pour prendre les claques inévitables susceptibles de tomber. Après avoir commis « Gorillaz » en 2001, « G-Sides » en 2002, « Demon Days » en 2005, cette tribu d’allumés nous propose, « D-Sides », son dernier elpee. Un double ! En principe, ce serait le dernier concocté par la formation, sous son concept actuel. Je dis bien, en principe ; car rien chez ces lascars, rien n’est à prendre au sérieux, tant le ‘groupe fantôme’ se complait à apparaître et disparaître à sa guise. Les membres du combo auraient déclaré récemment, que Gorillaz allait muter et proposer quelque chose de neuf et de détonant. Personnellement, je pensais que c’était déjà le cas. A vrai dire, je me suis gouré fortement.
Sans être condescendant, « D-Sides » est purement génial. Il collige des morceaux pas encore exploités, destinés aux flip sides (mais qui méritent manifestement de figurer sur la face opposée) et des remixes inédits sulfureux. Le box est scindé en deux galettes distinctes. La première de ces sucreries aligne des morceaux inédits comme « 68 State » (sorti uniquement sur la version Japonaise de « Demon Days »), « Highway », « Rock It »,… En tout, 13 plages savoureuses dessinant, sans surprise, un arc en ciel reflété directement par les enceintes. C’est après avoir effectué un incroyable plein d’énergie incroyable, que le deuxième cd est placé dans le lecteur. Et –oooh pas de surprise– un coup de maillet fini de nous achever en deux temps, trois mouvement. Epinglant 9 remixes, dont le « Feel Good Inc » opéré par Stanton Warriors, « Dare » repris deux fois, la première par DFA, la deuxième par Soulwax, « Kids With Guns » par Hot Chip, « El Montana » par Metronomy,… on ne résiste pas longtemps avant de succomber sous l’émotion. Il serait idiot d’attendre la fin de cette chronique pour vous décider à vous ruer chez votre disquaire, afin d’acquérir cet album indispensable à votre collection. Pour ma part, ‘respect’ est le seul mot que j’arrive encore à prononcer après son écoute.

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