Erik Levander termine actuellement ses études d’architecture à Copenhague. Le Suédois est visiblement passionné par cet Art qu’il conçoit déjà. Mais pour la circonstance, sous la forme de construction sonore. Le romantisme ténébreux et mystique semble être sa muse. Et son second opus en est la plus belle illustration. A l’instar d’Efterklang, groupe très proche de l’artiste, Erik milite au sein de l’écurie Rumraket. Un choix guidé par une envie de créer sa musique dans des conditions optimales. Tout comme ses condisciples danois, Erik se complait dans la mélancolie et l’abstraction. Il injecte ainsi à l’aide de son ordinateur, une sensibilité unique, palpitante, née de minuscules beats cérébraux. Une œuvre qui brille de mille feux, éclairant une voie obscure destinée à nous conduire vers un univers typiquement scandinave, paradoxalement glacé et passionnel, envoûtant et hypnotique, mais surtout empreint de douceur et d’apaisement.
Enregistré entre 2004 et 2007, « Kondens » ne se contente cependant pas de s’alimenter à l’électronique. C’est ce qui fait sa richesse. Guitares, piano, et clarinette viennent ainsi donner de l’amplitude à l’expression sonore, compensant ainsi une certaine langueur voire de la récurrence. Et la combinaison de tous ces éléments conduit souvent à des moments de magie, voire de beauté saisissante. Difficile d’ailleurs de comprendre ce Levander lorsqu’il affirme être influencé par des formations comme My Bloody Valentine ou encore Sonic Youth. Une chose est sûre, cet artiste hors norme vient, en commettant de « Kondens », de faire un grand pas dans le monde du lyrisme électronique…

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