L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

logo_musiczine

Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

The Cure
Ora Cogan

Reality

Écrit par - -

Ancien Raggasonic, Daddy Mory est un des pionniers du reggae en France. Ce nouvel album (le premier depuis 2003) s’ouvre dans un registre très ragga. Un style où notre homme est moins à l’aise : la première moitié de « Reality » vise donc les dancefloors avec plus ou moins de bonheur. En ce qui concerne l’espace sonore réservé, entre autres par Clive Hunt et le duo The Ballaz, on passe du pénible « Showsky » (plombé par le flow exagéré du Daddy) à l’ultra efficace « Muzik de l’espoir » ou un « Get Paid » très hip hop, bien mieux balancés.

Changement de cap à partir de « Je Ferais », bel instru roots concocté en compagnie de pointures telles que l’omniprésent Dean Fraser, ‘Horsemouth’ Wallace et Earl ‘China’ Smith. Daddy Mory renoue pour un temps avec les thématiques ‘conscientes’ et balance quelques rimes acérées sur des rythmiques plus organiques qui renvoient au reggae des seventies. Notre homme excelle dans ce style rappelant une époque vécue auprès de Big Red dans Raggasonic. Il nous livre des textes très politiques sur « System » et « Seigneurs de guerre », belles critiques en règle de la France ‘sarkozyenne’ et des marchands d’armes. Le marrant « Cette fille là » tempère la gravité des titres précédents, tandis que « Supa Fly » (NDR : le Jamaïcain Voice Mail et Mokobé du 113 y participent) nous replonge au cœur des sonorités dancefloors du début d’elpee. L’opus s’achève par le grave « Prison », relatant sans fioritures ni romantisme un séjour derrière les barreaux.

En guise de conclusion, ce « Reality » déconcerte un peu par son manque d’unité stylistique, mais une bonne moitié de disque passe bien la rampe ; ce qui n’est déjà pas si mal.

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Daddy Mory
  • Genre: World/Reggae
  • Label Prod: Wagram / Bang!
  • Date: 2008-05-27
  • Rating: 3
Lu 1299 fois
Plus dans cette catégorie : « You West side strut »