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Momofuku

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A l’origine, ce disque ne devait sortir qu’en vinyle ou être disponible via téléchargement sur Internet. Il est finalement également paru sous la forme du compact disc. Après avoir trempé dans l’univers du blues, de la country et de la symphonie orchestrale, Costello a donc décidé de revenir aux sources (NDR : c’est la mode !) Il a donc tout d’abord convaincu ses Imposters (NDR : et ce n’était pas une imposture) de le rejoindre. C’est-à-dire le bassiste Davey Faragher, le drummer Pete Thomas et le claviériste Steve Nieve. Mais également, Jonathan Rice, Dave Scher (Beachwood Sparks, All Night Radio) et Jenny Lewis (Rilo Kiley) pour assurer les chœurs, David Hidalgo (Los Lobos) ainsi que l’un ou l’autre invité dont la fille de Pete, Tennessee (elle milite chez Like), qui naturellement joue… des drums. Mais sur un morceau. Tout ceci ne nous donne pas encore une idée du contenu de cet opus.

Les chansons de « Momofuku » ont été écrites en un temps record. Afin qu’elles puissent véhiculer un max de spontanéité, d’énergie et de dynamisme. Elles ont donc été prises pratiquement en ‘live’, même si elles ont bénéficié ultérieurement d’inévitables arrangements. Mais pas question de sophistication à outrance, comme le Londonien nous avait habitués dernièrement. Et finalement le résultat est plutôt convaincant, même si en fin de parcours (NDR : pour trois chansons seulement), il s’abandonne dans la ballade emphatique, romantique et finalement sans grand intérêt, avant de se ressaisir magistralement sur le dernier morceau, « Go away ». La meilleure plage de l’opus. Une compo contagieuse, irrésistible, qui baigne dans un r&b excitant, rogné par des claviers ‘vintage’ plus ‘Booker T.esque’ que ‘Manzarekien’. Ce qui n’empêche pas les 8 premiers fragments de faire bonne figure. Depuis le rock « No hiding place » au ‘beatlenesque’ « Mr Feathers », en passant par le venimeux « American gangster time », le tourbillonnant et psychédélique « Turpentine », la bossa nova « Harry worth », un « Drum & bone » superbement vivifié par un groove acoustique, la ballade soul mid tempo « Flutter & wow » et le noisy « Stella hurt », une plage caractérisée par ses riffs qui crépitent, ses accords de piano menaçants, hypnotiques, et un orgue subrepticement rogné. Des claviers très présents tout au long de cette œuvre, comme la guitare de Costello. Le tout parcouru par le timbre vocal très particulier d’Elvis, à la fois versatile et râpeux, mais tellement savoureux. A la limite, on a parfois l’impression d’en être revenu à la période des Attractions, ce « Momofuku » étant même très susceptible de devenir le chaînon manquant entre « This year’s model » et « Armed forces ». Seul l’avenir nous le dira !

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Elvis Costello
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: UMG / Universal
  • Date: 2008-05-29
  • Rating: 3
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