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Pour beaucoup d'entre nous, la musique de Sophia symbolise la douleur et la tristesse, résonne à nos oreilles comme le cri déchirant d'un homme en pleine déroute sentimentale. C'est que Robin Proper-Sheppard n'a pas eu de chance avec The God Machine, son premier groupe : alors que lui et ses deux potes enregistraient leur deuxième album promis à toutes les louanges, la mort vint frapper à leur porte sans crier gare, emportant l'un d'entre eux, pour toujours. C'est le début du calvaire pour le chanteur, qui, pour oublier, panser ses plaies, se lance éperdument dans l'écriture de chansons au pessimisme malade. Le malheur des uns fait souvent le bonheur des autres : " Fixed Water ", le premier album de Sophia, aura ainsi permis à bien des mélomanes au cœur fragile d'exorciser leurs peurs et leurs rancœurs, face à cette vie qui parfois s'enlise dans le pire des marasmes émotionnels. Pour un temps, Robin Proper-Sheppard deviendra notre ami dans la déroute, et sa musique mélancolique une bouée en plein déluge. Après " The Infinite Circle " (1998), moins convaincant, et un live aux Nachten, Sheppard est de retour, encore tourmenté mais plus fougueux, parce qu'après les nuages noirs vient l'orage, et que coups du sort et coups de sang, ça va plutôt bien ensemble. " Oh My Love " donne le ton : encore une fois ça parle de rupture, sauf qu'ici la guitare se fait plus électrique, et la batterie plus coriace. En un mot : ça pète, mais sans que la mélodie en pâtisse. Du grand art. D'autant que Sheppard ne tombe jamais dans le larmoyant : c'est triste mais pas patraque… La souffrance est palpable mais le chant évite toute complaisance. L'honneur est sauf, la tête est haute. " Swept back to all the grief and the worries ", entonne-t-il d'ailleurs sur le titre suivant (" Swept Back "), comme quoi le plus dur est passé… Sur " Desert Son No 2 ", l'ambiance pourtant retombe : c'est la chute de tension… Avant un final bruitiste digne du meilleur Mogwai, qui donne envie de taper des poings sur les murs. La violence engendre la violence : " Darkness " et " If a Change Is Gonna Come " crachent leur venin rock jusqu'à l'épuisement, signe d'un retour au calme salvateur (" Swore to Myself "). Après tel déchaînement, une pause s'impose (" Swore to Myself "), avant l'exercice pop (" Holidays Are Nice " : son " California Dreaming " à lui ?) et deux complaintes finales belles à pleurer - du Sophia pur jus, aux blessures de cœur à peine cicatrisées (" I Left You " et " Another Trauma " : la joie). Une chose est sûre : même si Sheppard a durci le son, ce n'est pas encore la fête dans sa tête… Les célibataires forcés ont en tout cas de quoi se réjouir : grâce à Sophia, leur Saint-Valentin ne se fera pas en solitaire. Comme on dit : dans la déprime, mieux vaut se serrer les coudes.

Informations supplémentaires

  • Band Name: Sophia
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: Flower Shop Recordings/Bang !
  • Date: 2004-12-31
  • Rating: 0
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