Grandmas House, gagnant sur toute la ligne

Baby You’re A Winner, premier opus de Grandmas House, paraîtra le 21 août 2026 chez Brace Yourself Records. La formation de Bristol signe une entrée en matière nerveuse et contrastée. Entre riffs acérés, narration incisive et fragilités assumées, Baby You’re…

logo_musiczine

Upper Wilds en route vers Mercure

Upper Wilds sortira son quatrième album, Mercury, ce 28 août 2026 chez Thrill Jockey. Le trio noise rock de Brooklyn — Dan Friel, Jason Binnick et Jeff Ottenbacher — poursuit ainsi son cycle consacré aux planètes, après Mars, Venus et Jupiter. Cette fois, la…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

The Wolf Banes - De Casin...
The Wolf Banes - De Casin...

Ballad of the Broken Seas

Écrit par - -

Avec sa blondeur si troublante, ses yeux ronds qui demandent l’aumône romantique, son sourire à tomber et ses formes accueillantes, Isobel Campbell incarnait l’élément séducteur de Belle & Sebastian. Partie du groupe en 2002, on attendait d’elle qu’elle nous surprenne, en solo (« Amorino », en 2003) ou pas. La voici de retour en compagnie de Mark Lanegan, le countryman à la gueule de truand, le rescapé post-grunge qui chasse les étoiles la nuit, tel un Robert Mitchum de l’americana. Ils se sont rencontrés à Glasgow, lors d’un concert des QOTSA. Et l’alchimie n’aura pas attendu que les bières s’éclusent pour pétiller dans leur regard fiévreux : après quelques œillades le couple s’enlace autour de ses cordes vocales, batifolant comme un couple à la Sinatra-Hazlewood. Elle chanterait les chœurs, lui le reste, de sa voix caverneuse. Ou vice-versa, et c’est ça qui est beau. On pourrait réduire cette collaboration aux duos carte postale admis par la critique (Nancy & Lee, Johnny & June, Nick & Kylie, mais aussi Bonnie & Clyde et la Belle et la Bête, etc.), mais ce serait oublier les chansons, et il n’y a que ça qui compte. Evidemment, c’est joli et parfois angoissant : on dirait la BO exemplaire d’un western crépusculaire. Au final on retiendra surtout quelques titres parfaits (« Black Mountain », « The False Husband ») pour convoler en justes noces, à Las Vegas ou dans la Death Valley. On ignore si à la fin il l’étrangle et la jette dans le canal, mais en tout cas ça donne la chair de poule. Savourez cet amour dangereux, car qui dit souf(f)re dit stupre, dans le meilleur des cas.

Informations supplémentaires

Lu 944 fois