Même si les Dirty Three en sont déjà à leur septième album en l’espace de 14 ans, on a beau dire mais ‘non non rien n’a changé’, et tout continue, cahin-caha, sans grands bouleversements sonores : la seule grande nouveauté de ce disque, c’est Chan Marshall (Cat Power), qui pousse la chansonnette sur le joli « Great Waves ». C’est en effet la première fois qu’un album des Dirty Three n’est pas intégralement instrumental, mais à part ça, rien de nouveau dans la besace de Mick Turner (guitare), Jim White (batterie) et du Bad Seeds Warren Ellis (violon). Si les morceaux ont peut-être gagné en concision et en vigueur (« Doris », « The Zither Player »), ou s’approchent rythmiquement d’un jazz néo à la Chicago Underground Trio (« Rain On »), ce « Cinder » n’arrive cependant pas à éclipser la splendeur du fameux « Ocean Songs » sorti en 1998. Les Dirty Three, ancêtres du post-rock à la Constellation ? C’est la bio qui le dit, mais à vrai dire tout le monde s’en fiche. On bâille.
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