Un peu plus d’une dizaine d’années s’est écoulé depuis la dernière véritable explosion du Pop Rock au féminin. Au début des années nonante, elles s’appelaient Sheryl Crow, Alanis Morissette, Heather Nova ou Natalie Imbruglia. Aujourd’hui, la relève semble être assurée par des Colbie Caillat, Amy MacDonald et autres Sara Bareilles. Cette dernière profite de ce regain d’intérêt pour publier « Little Voice », son premier ouvrage. Ouvert par le hit radio « Love Song », le recueil distille une pop assez banale et par trop souvent sirupeuse. Sans pour autant atteindre le niveau de ‘nunucherie’ de Colbie Caillat, Sara Bareilles fait de l’amour l’unique thème de ses compositions, limitant considérablement son potentiel.
La Californienne au joli minois semble se cantonner volontairement dans un style voué à la désuétude. Faisant pourtant preuve d’une jolie technicité vocale, qui rappelle par instants Fiona Apple, Bareilles se contente d’une écriture proche de celles de Vanessa Carlton et Michelle Branch. Deux interprètes déjà envoyées aux oubliettes de ce côté de l’Atlantique. A l’écoute de « Little Voice », il est d’ailleurs difficile d’envisager un avenir différent pour la jeune interprète. Plutôt que de s’attarder sur ce type d’artistes, on préfèrera largement explorer la nouvelle vague Soul féminine britannique, beaucoup plus avenante et intemporelle que ce renouveau pop ricain aux intentions purement commerciales.

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