Producteur, auteur, compositeur… Bardi Johannsson passe sans complexe du hard-rock à la musique classique, de la publicité au documentaire, de Keren Ann au groupe Minus… Si la pochette de l’album fait penser à une affiche de film de Tim Burton dans lequel Johnny Depp interprèterait le personnage principal, ce n’est pas sans raison. Le point de départ du projet « Haxan » remonte à 2004, lorsque l’Islandais compose un accompagnement sonore pour la projection, à Paris, du film d’horreur culte suédois du même nom (1922). Le chef d’œuvre de Benjamin Christensen, pourtant censuré pendant des années à cause de sa vénération du Diable, trouve alors la bande originale rêvée. Fort de cette expérience, Bardi Johannsson décide de la prolonger et enregistre alors de nouvelles versions (plus courtes) de ses compositions avec l’Orchestre Symphonique Bulgare. Le résultat est ce disque fort qui, et c’est bien là la preuve du génie de l’Islandais, tient parfaitement la route en dehors du film. En sept plages, logiquement intitulées Haxan I, Haxan II, etc., l’auditeur voyage, au gré de son imagination, dans des mondes merveilleux, parfois angoissants, toujours poétiques. Un fantôme ne rôde pas loin… Celui d’Orff peut-être?
Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…
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