Danser, chanter, se déhancher. Les hymnes dance-pop du duo de Sheffield ont toujours rempli leur mission. En festival, en boîte de nuit ou sur un best of en forme de « Catalogue », les tubes de Mark Brydon et de l’élégante Roisin Murphy ne manquent jamais leur cible. Véritables archers du dance floor, ces deux là tricotent des hits depuis plus d’une décennie.
Hiver 1995. « Do You Like My Tight Sweater ? », premier album de la paire incandescente de Sheffield vient réchauffer les chaumières de cette Angleterre postindustrielle. Quelques mois plus tard, c’est sous un soleil estival que l’Europe se trémousse aux rythmes des « Fun For Me » et autres « Day For Night ». Tous les regards se tournent alors vers les voluptueux dandinements de Roisin Murphy. Lorsqu’en 1998 sort l’album « I Am Not A Doctor », la presse s’enflamme. Le single « Sing It Back » en appelle au sex-appeal d’une génération dévouée aux battements mécaniques de la musique électronique. Deux ans plus tard, Moloko dépasse toutes les attentes. Rockers, go go dancers, surfeurs, clubbers : tous succombent à l’imparable ligne de basse de cet hymne à la joie. Peu avant de pénétrer dans l’antre d’un nouveau millénaire, Moloko signe encore « Indigo » et « Pure Pleasure Seeker », acid-jazz robotiques pour cabarets érotiques. Dernière livraison du duo, « Statues » (2002) s’inscrit dans la lignée discographique de Moloko. On chantonne sur « Familiar Feeling », on se balance sur « Cannot Contain This », on sautille le point levé sur « Forever More ».
En définitive, ce ‘best of’ vient consacrer les mérites d’une machine à danser atypique. Ce « Catalogue » s’apparente à un pas sur la piste de danse, à une scintillante porte d’entrée dans l’univers du duo. D’ailleurs, les autorités de Sheffield ne devraient plus hésiter : il est grand temps de leur ériger des « Statues » !

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