Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Love their country

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Me First And The Gimme Gimmes, c´est l’All-Star Band du label Fat Wreck Chords. On y retrouve ainsi Dave Raun et Joey Cape, batteur et guitariste de Lagwagon, Spike, bassiste des Swingin´ Utters et chanteur pour l´occasion, Jackson alias Chris Shiflett, guitariste des Foo Fighters, et enfin à la basse, Fat Mike himself, frontman de NOFX et patron de Fat Wreck (NDR : est-il encore nécessaire de le rappeler ?)

Formé en 1995, le projet se voulait un cover-band punk des ‘meilleures pop songs’ toutes époques confondues. L´opus précédent, « Ruin Johnny´s Bar Mitzvah » ( ! ) s’est ainsi fait un plaisir de détourner « Stairway To Heaven », « O Sole Mio », « Strawberry Fields Forever » ou « Hava Nagila » ! Tout au long de « Love Their Country », les cinq trublions s’attaquent au country/western et se livrent à un réjouissant jeu de massacre sur les œuvres de Garth Brooks, The Dixie Chicks, Willie Nelson ou Johnny Cash. Douze covers déjantées parmi lesquelles on retrouve un « Ghostriders In The Sky » atomisé, un hilarant « I´m So Lonesome I Could Cry » (il fallait oser mélanger country, skate punk et cornemuse !), le « Jolene » de Dolly Parton - déjà repris sur scène par les White Stripes - ou encore « Desperado » des Eagles. Le tout avec un entrain et une bonne humeur indéniable.

En revanche, on peut reprocher à l’elpee de ne faire que vingt-cinq minutes ; ce qui paraît assez limité… Mais au-delà, le délire ne serait-il pas devenu rapidement ennuyeux ? Il est évident que l´on n´est pas face à un disque se prenant au sérieux. Le joyeux bordel dans lequel se terminent certains morceaux en est la plus parfaite démonstration ! Le concept est drolatique, même s´il a déjà été mis à d’autres sauces – notamment via les covers country/bluegrass de standards du rock par les Hayseed Dixies ou nos Moonshine Playboys nationaux – mais l´auditeur appréciera d´autant plus la chose s’il possède les références musicales nécessaires. Dans le cas contraire, il aura tout de même entre les mains une réjouissante série de punk songs.

 

 

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