Pour Drew Daniel et M.C . Schmidt, musique = politique. Depuis leurs débuts, ces deux agitateurs sonores n’ont jamais cessé d’interroger la société en usant de la musique comme vecteur intellectuel, historique, physique. « The Rose… » se veut une série de portraits en hommage à quelques-uns de leurs idoles, de Ludwig Wittgenstein au Roi Ludwig II de Bavière. Pour arriver à leurs fins postmodernes, Daniel et Schmidt ont rassemblé des objets de la vie de ces personnalités pour en extraire la sève musicale. Une sorte de grand raout à base de sampling, de bruitages divers et de ‘mickeymousing’, dont la méthode interpelle davantage que le résultat. « Roses And Teeth For Ludwig Wittgenstein » se construit ainsi sur base d’une phrase déclamée extraite d’un livre du penseur, selon laquelle une ‘rose aurait des dents’. On y entend la phrase, sur un lit de samples de roses et de dents manipulées par le duo. « Steam And Sequins For Larry Levan » se révèle le morceau le plus dansant du lot, à la Metro Area. Rien de plus normal, puisque Larry Levan est une figure légendaire du disco, l’un des premiers DJ’s en tant que tel. La structure rythmique de « Tract For Valerie Solanas » repose sur des bruits de ciseaux, de couteaux, de vagins en plastique et d’utérus de vache. Pour rappel, Solanas voulait ‘détruire le sexe masculin’ (c’est répété dans le morceau), d’où l’utérus de vache : quand tu souffles dedans à pleine bouche ça fait un son bizarre, ici catalogué. CQFD. L’hommage à James Bidgood (le réalisateur de « Pink Narcissus », film gay culte) est construit à partir de piano, de cordes (de l’American Contemporary Music Ensemble) et du bruit amplifié du sperme de Daniel qui tombe sur une feuille. C’est Antony (d’Antony & the Johnsons) qui chante. « Snails And Lasers For Patricia Highsmith » ? Des escargots traversent un tube de glace, transpercé par des lasers connectés à un theremin. Quand la bête entre en contact avec le laser, il enclenche le theremin. L’auteur adorait les escargots, et si le morceau évoque du ‘jazz noir’ (dixit Matmos), c’est évidemment parce que Highsmith écrivait des polars. « Germs Burn For Darby Crash » se base sur des bruits de brûlures : celles de cigarettes, sur le bras de Daniel. C’est Don Bolles, l’ancien batteur des Germs, qui le torture. Un bel hommage à ce jeune punk de Darby, mort à 20 ans d’une overdose volontaire. « Solo Buttons For Joe Meek » mixe cordes sépulcrales (du Kronos Quartet) et surf music, tandis que « Rag For William S. Burroughs » rappelle la transe des Jajouka (et donc ses voyages africains). Détail amusant : le morceau commence comme un ragtime (piano et bruits de machine à écrire), avant d’être interrompu par un coup de revolver et de virer tribal. Ce coup de revolver renvoie sans doute au morceau qui le précède, puisque Joe Meek s’est suicidé en 67 en se tirant une balle dans la tête… Elémentaire, mon cher Watson ! Dommage que Matmos ne soit pas fan de Sherlock Holmes (pourtant gay refoulé) : avec des pipes (sic), un manteau de tweed et quelques sachets d’Earl Grey, ils auraient pu signer un tube.
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