Enregistré en 2005, ce premier album de Stephen Simmons arrive aujourd’hui à nos oreilles. Avant toute chose, il convient d’abroger les éventuelles ambiguïtés. Stephen Simmons ne souffre d’aucun trouble de la personnalité. Non, il ne se prend pas pour Kevin Costner ! Pour les cinéphiles aguerris et fans du beau Kevin (contradiction affligeante ?), Stephen Simmons était le protagoniste de « The War » (« A Chacun sa guerre »), énième comédie dramatique sur les horreurs (lesquelles ?) du Vietnam. Pas de lien direct avec Kevin Costner, donc. Par contre, question comédie dramatique, Stephen Simmons (le chanteur), en connaît un bout. C’est triste et drôle à la fois. Comme si Johnny Cash (paix à son âme) avait essayé de chanter le dernier tube mélo de Ryan Adams (?).
« Drink Ring Jesus » s’inscrit dans une logique ecclésiastique. A la droite de Dieu, le Père tout-puissant et, certainement, à la gauche du Saint-Esprit. Cependant, il serait mensonger d’affirmer que la country de Stephen Simmons ait été touchée par la grâce. Nous sommes ici en présence d’une country américaine conventionnelle. Enregistré à Nashville pour faire bien, « Drink Ring Jesus » rejoint les rangs, déjà bien gonflés (mais pas gonflants), d’un genre éculé. Il faudrait aujourd’hui un miracle pour renouveler les codes de cette musique sacralisée par l’homme en noir (cfr. Johnny Cash). Mais on peut faire confiance à Stephen Simmons. Dévot, l’homme attend impatiemment ce prochain miracle...

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