Triosk est né en 2001. Cette formation australienne (un trio, tiens) tente vaillamment de subvertir les genres (ici le jazz et l’électro) en frictionnant vigoureusement sa colonne vertébrale. En médecine on parlerait de scoliose, ici d’expérimentation, voire d’improvisation, mais ça ne fait ni mal au dos, ni aux oreilles. Adrian Klumpkes (piano, synthés, samplers), Laurence Pike (batterie, percus) et Ban Waples (basse) n’ont donc pas peur d’envoyer valdinguer toute bienséance en matière de jeu (de chaises) musical(es) : ce n’est ni du jazz à papa, ni de la musique électronique, mais les deux à la fois (et plutôt deux fois qu’une). Après « Moment Returns » et « 1+3+1 » (NDR : Jan Jelinek y participait), leur troisième album marque une nouvelle avancée en termes de fusion électro-acoustique, et surtout de production. « The Headlight Serenade » creuse le vocabulaire imaginé par le groupe depuis sa formation : la batterie, la basse, le piano et les beats convolent joyeusement en noces, sans se tirer la couverture au moment de l’orgasme. Comme dans tous bons préliminaires les Australiens prennent d’abord leur temps pour installer l’ambiance, épinglant comme premier climax ce « Lazyboat » rêveur, à la texture idoine (cfr. Fennesz, Radian). Peu à peu les circonvolutions sonores prennent davantage d’ampleur, jusqu’au final épileptique de « Moment Returns » et de « Fear Survivor », qui porte bien son titre. La dynamique toute en boucles de Triosk laisse augurer un avenir serein pour les musiques dites ‘en marge’ : perdue au milieu de ces breaks rageurs et de ces notes suspendues (Keith Jarrett vs. Fridge ?), l’oreille se dilate et frétille à l’idée d’être ainsi malmenée. Pour rester aux abois, il faut de la tension. Et ce disque en regorge, de la plus belle manière.
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