Parmi les nombreux groupes issus de Montréal, Wolf Parade est loin d’être le moins passionnant… Fondé en 2003 par Dan Boeckner (leader des Handsome Furs), le groupe s’est rapidement adjoint, en la personne de Steven Krug (qui lui mène les très bons Frog Eyes et Sunset Rubdown), les services d’une deuxième tête pensante.
Leur premier album sorti en 2005, « Apologie for the Queen Mary », avait reçu un accueil plus que favorable de la part de la critique. Produit par Isaac Brook (Modest Mouse), il consistait en un recueil de chansons pop un peu fêlées, influencées tant par les Pixies, que par Arcade Fire ou David Bowie.
Pour ce second essai, les Canadiens, maintenant signés sur le prestigieux label Sub Pop (où Isaac Brook est directeur artistique…), ont gardé l’urgence d’Arcade Fire –l’album a d’ailleurs été enregistré à Petite Eglise, la chapelle appartenant à Win Butler et sa femme– mais l’immédiateté mélodique à quant à elle disparue. Il en résulte des chansons moins faciles d’accès mais tout aussi passionnantes, toujours plus folles et plus sombres. La voix désespérée de Spencer Krug ainsi que l’utilisation de claviers obscurs y sont pour beaucoup. « At Mount Zoom » ne s’offre pas directement mais son écoute répétée vous permettront de découvrir de très belles chansons un peu dérangées comme « Language city » ou l’irrésistible montée de près de 11 minutes de « Kissing the Beehive » (l’unique chanson que Krug et Boeckner ont coécrite).
A ne manquer sous aucun prétexte le 5 décembre à l’Ancienne Belgique !!!

Nederlands
Français 
