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Pour mieux cerner le concept de cet album, je vous invite à lire ou à relire l’interview que le guitariste Grasshopper et le drummer/claviériste Jeff Mercel ont accordée à Musiczine. Et pour cause, Mercury Rev a décidé de se frotter à la musique électronique. Une démarche comparable à celle de Radiohead pour « Kid A » et « Amnesiac », même si manifestement la perspective est différente. Beaucoup de softwares de la nouvelle génération on été utilisés. Et en particulier des générateurs de notes aléatoires. Pourtant, j’ai plutôt l’impression que sur leur septième opus, la formation américaine s’est surtout imprégnée des seventies et des eighties. De l’indus et de l’ambient, notamment. Puisant apparemment ses sources tantôt chez Tangerine Dream, Depeche mode circa ‘Violator’, Ryuichi Sakamoto, Boards of Canada et surtout John Foxx. Certaines compositions osent quand même des climats plus torturés. A l’instar de « People are so unpredictable (there’s no bliss like home) », caractérisé par ses cadences variées. Ou du trip hop « Dream of a young girl as a flower ». Et puis, il y a toujours la voix haut-perchée, emphatique, de Jonathan Donahue, responsable de lyrics aussi poétiques que visionnaires. Sans oublier la préservation du sens mélodique très spécifique à Mercury Rev. Maintenant, il est évident que ce type de solution sonore exige un indispensable support visuel pour être apprécié à sa juste valeur. A moins que sur les planches, sous une forme hybride, elle prenne une autre dimension. Mais franchement, je crains fort que les aficionados purs et durs du combo aient beaucoup de mal à accrocher…

Informations supplémentaires

  • Band Name: Mercury Rev
  • Genre: Electro/Hip-Hop
  • Label Prod: Coop / V2
  • Date: 2008-09-29
  • Rating: 3
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