Depuis son éviction des Take That et sa cure de désintoxication, Robbie Williams s’est montré impitoyable à l’égard des radios. Elles n’en dorment plus... C’est simple, Robbie ne chante que des tubes au potentiel radiophonique surdimensionné. Par ailleurs, sa sortie discographique annuelle engendre un sentiment sécuritaire total chez ses fans. Avec Robbie, ils ne sont jamais seuls. Dès lors, le constat s’impose : Robbie Williams demeure une insatiable machine événementielle, un homme taillé pour le succès. Pourtant, l’Amérique semble encore lui résister. « Rudebox », septième album studio du gigolo de Stoke-on-Trent, s’évertue à convaincre l’autre partie du globe d’adhérer à sa cause. Pour l’épauler dans cette tâche délicate, Robbie peut compter sur l’expérience des Pet Shop Boys et l’énergie juvénile de Lily Allen. L’apport de ces deux recrues fait souffler un véritable vent de fraîcheur sur cette nouvelle production : la petite Lily laisse éclater sa candeur à travers les chœurs, les Pet Shop Boys posent leurs voix sur « She’s Madona » (ou comment conquérir les States en un volume).
Sur « Rudebox », Robbie explore les genres tel un conquistador en quête de nouveaux territoires : dance, pop, ballades à l’eau de rose, world, tout y passe. Et tout est bon ou du moins, loin d’être mauvais. A bien y regarder, la carrière de Robbie Williams s’apparente de plus en plus à celle d’Elton John. A celle d’un artiste extrêmement populaire, courant après les Etats-Unis comme une poule aux œufs d’or cavale derrière un lingot, toujours en mesure de taper dans le tubesque sans jamais être pris au sérieux. Pas simple la vie de star...

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