Paul Mullen et sa bande s’ennuyaient ferme dans leur studio d'enregistrement en attendant de travailler sur leur prochain elpee prévu pour 2007. Les spectres de leurs influences se réfléchissaient sur une isolation laissant transparaître le désir de les animer. Heureux parents en 2005 d’un premier opus, « Ignoto », pris sous l’aile protectrice de Richard Branson via son label V2 , Yourcodenameis:milo aka Justin Lockey, Adam Hiles (guitares), Ross Harley (basse), Shaun Abbott (batterie) et Mullen (chant, guitare) décident d’agrandir la famille. Le quintet invite alors les membres de leurs groupes influents à se joindre à eux pour un projet de collaboration. Parmi les candidats choisis, figurent une belle brochette de divers représentants de la scène rock anglaise : Gordon Moakes de Bloc Party, Ross Millard de Futureheads, Lukas Wooler de Maximo Park, Tom Vek, Martin Grech, Lethal Bizzle ou encore The Automatic. Entre autres. Ils s’affichent dans le premier volume de cette association « Print is Dead » s’ajoutant aux productions de V2. Emergent de ces sessions 11 morceaux et autant de parcours musicaux atypiques d’une vitrine rock british. Ce projet pourrait être la concrétisation d’un melting-pot culturel sillonnant divers horizons, chacun apportant sa touche personnelle. L'opus ondule sur les variations d’un mouvement, partant d’une pop folk dandy très Hot Club de Paris sur « Greetings » ou rock new wave propre à Bloc Party lors de son « Wait a Minute ». Un album qui fusionne les genres, flirtant avec du métal mélodique « Captains of Lies », « We hope you are what you think you are » (Martin Grech déchaîné et Reuben déguisé sous des faux airs de Red Hot et Deftones) au hip hop garage sur « Ordinary Day », pour finir par de l’indie électronique (« Tiny Vessels », « Noah » et « Plans for Everything »). Née d’une impulsion créatrice d’envergure, l'initiative pourrait paraître d’emblée fort innovante et fraîche d’une spontanéité susceptible de rendre cette entreprise alléchante. Malgré quelques titres accrocheurs comme « Ordinary Day » (un featuring avec le rappeur Lethal Bizzle, figure de la scène grime londonienne), « Plans for Everything » ou « Noah » (une approche de Maxïmo Park aux boucles électroniques éloquentes), ce premier volume laisse l’auditeur quelque peu sur sa faim. L’écoute aussi nuancée soit-elle, n’atteint pas cette apogée qu’on espère entendre lors du prochain épisode.

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