Le petit monde d’Abstract Concrete

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Un diptyque pour Then Comes Silence

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Lors de son interview, Rudi Protudi (NDR: le chanteur/guitariste et leader des Fuzztones) n’avait pas tari d’éloges le Chocolate Watch Band. Une formation californienne. Issue de San José, très exactement. Parce que nonobstant sa durée d’existence éphémère (NDR : entre 65 et 69) et un nombre assez élevé de changements de line up, ce groupe de garage est devenu une véritable légende. Les collections ‘Nuggets’ et ‘Peebles’ nous l’avaient déjà rappelé. Et puis le label Sudazed avait ressorti leur catalogue complet sur compact disc en 1994. Mais pourquoi un tel engouement depuis peu ? Parce que le combo s’est reformé. Et est même reparti en tournée. En compagnie de son premier chanteur Dave Aguilar. Pas n’importe qui, puisqu’il est professeur d’astronomie à l’université du Colorado. Sous l’impulsion de leur producteur de l’époque, Edd Cobb, le label Big Beat a donc décidé de leur consacrer cette double compile. Le premier disque réunit leurs classiques (« Sweet young thing », « No way out », etc.); mais aussi trois titres (« Let’s talk about girls », « ‘til the end of the day » et « Medication ») remasterisés afin de replacer la voix de Dave. Le second morceau de plastique se consacre aux démos, à l’intégralité de leur album « One step beyond » et à toute une série d’enregistrements de leurs rivaux de l’époque : les Yo-Yos et les Inmates. Drôle d’idée ! N’empêche, dans le contexte du garage revival que nous vivons depuis quelques années, ces chansons ont gardé une saveur et une fraîcheur étonnantes. Rappelant même le plus souvent les Stones circa Brian Jones. A quand une semblable anthologie consacrée aux Standells ?

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