Terry Bickers et Guy Chadwick ont donc enterré la hache de guerre; mais surtout ils se sont rendus compte qu’ils avaient besoin l’un de l’autre pour atteindre le sommet de leur art. « Days run away » constitue donc l’album de leur réconciliation. Et s’il ne figurera pas parmi les chefs d’œuvre de House Of Love, il a au moins le mérite de ne pas décevoir. On y retrouve cette conjugaison de sonorités de guitares chatoyantes, carillonnantes, troublantes, pétillantes, réverbérantes échangée entre Terry et Guy. Ces harmonies vocales ‘brianwilsoneques’. Le timbre nasonnant, empreint de mélancolie qui n’appartient qu’à Chadwick. Et puis ces mélodies pop contagieuses qui ont enfanté autrefois des classiques tels que « Christine », « Shine on » ou encore « The Beatles & the Stones ». Et « Gotta be that way » en est certainement le plus bel héritage. En outre des chansons comme le ténébreux « Love you too much », l’épique « Money and time », le stellaire « Days run away » ou encore le ‘sydbarrettien’ « Wheels » ne manquent pas d’allure. L’opus recèle encore en « Kinda love », une ballade countryfiante, qui aurait pu figurer sur l’opus solo de Chadwick, « Lazy soft and slow ». Le reste est moins percutant. C’est d’ailleurs le seul reproche que l’on peur faire à cet elpee : il y manque des plages de la trempe de « Destroy the heart ». Car si cette condition avait été remplie, cet opus aurait alors mérité de décrocher un must !