En attendant l’enregistrement de leur tout premier album qui débutera en décembre aux studios Alpha Dept. (Yuppie Flu, Fuck, Midwest, Quick Space), Maliby Stacy nous propose cet Ep cinq titres. Un disque sur lequel vous retrouverez le single « Sh sh » que vous avez sans doute déjà eu l’occasion d’entendre sur l’une ou l’autre station radiophonique, une compo dont le refrain allègre contraste avec cette guitare rythmique cold jouée un peu à la manière d’une basse (NDR : chez Joy Division et New Order, c’était le basse de Peter Hook qui sonnait comme une guitare). Une situation qu’on retrouve tout au long de « Sex in Malibu », nonobstant le rôle plutôt récréatif du synthé/moog. Un instrument qui éclabousse « Grasshopper green », un peu dans le style du défunt et mythique Fisher Z, avant que la compo ne s’achève sur un ton bien plus musclé. Même la voix de David y épouse certaines inflexions de John Watts. Non seulement David de Froidmont est un fameux showman, mais il possède une voix particulièrement ample ; et sur le swinguant « Morning trouble », il lui arrive de pousser le falsetto à la manière de Mathieu Chédid. Plus punk et déstructuré, « Péniche praia » trahit ici nettement leurs influences puisées chez Pavement. Mais la formation liégeoise a le bon goût de les assaisonner à la sauce Malibu Stacy. Pour votre information, sachez que sur l’exemplaire de cet Ep, le deuxième et le quatrième titre ont été inversés. Suivant la formule consacrée : on attend l’album avec impatience !