Décidemment, les calembours semblent être revenus à la mode… Après avoir vécu la soirée ‘Rock and Broll’ qui enflamma récemment le Kultuurkaffee de Bruxelles, Sergeant Petter nous propose son troisième opus… Nouvel album de Ringo Starr 30 ans après « Photograph » (NDR : sur la pochette, le batteur moustachu posait habillé en astronaute à côté d’une fusée en plastique) ? Reformation des Beatles sous forme d’un duo boosté par la présence de Yoko Ono à la guitare et d’Harisson Ford à la basse ? Tout nous est passé par la tête à la lecture du nom de ce groupe… qui n’en est pas un. En effet, sous le pseudonyme de Sergeant Petter se cache un jeune songrwriter norvégien du nom de Peter Folkedal. Originaire de Bergen, son « Monkey Tonk Matters » propose 11 morceaux aux grosses influences country qui évitent cependant de se prendre les pieds dans le crachoir du saloon. Notre cher Peter a en effet le bon goût d’agrémenter ses compositions de petits effets et de cordes fort agréables (« As the Records Starts », « Spooky Spook »), quand il ne verse carrément pas dans l’alternatif lo-fi de qualité (« Honky Tonk Rose » tout droit tiré du « Wowee Zowee » de Pavement). Si plusieurs morceaux se révèlent finalement quelque peu anodins sur la longueur, il n’en reste pas moins que « Monkey Tonk Matters » est une sympathique petite plaque de country que l’on prendra la peine d’écouter assis sur un ballot de paille en admirant les tracteurs qui passent.