La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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The Bairns

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Cet album est paru en 2007, mais il n’a été distribué sur le Vieux Continent que l’année suivante. A cette époque, la formation était exclusivement féminine. Depuis, la pianiste Belinda O’Hooley a cédé le relais à Stef Conner. « The Bairns » constitue leur deuxième opus et il fait suite à « Cruel sister », sorti en 2005. Si les quatre membres de la formation se partagent les vocaux, c’est Rachel qui assure le chant principal. D’un timbre délicat, d’une grande pureté, mais grevé d’un accent du Nord-est de l’Angleterre (NDR : le quatuor est originaire de Northumbria), lorsqu’elle n’interprète pas carrément ses lyrics en dialecte local. Des textes sombres, dramatiques, émouvants, qui traitent aussi bien d’amour perdu, de violence conjugale que de mortalité infantile. Bref, pas de quoi faire la fête. La plupart des chansons s’inspirent ainsi de morceaux traditionnels, même si on y retrouve des compos personnelles et une cover bouleversante du « Sea song » de Robert Wyatt. Si basiquement Rachel Unthank & The Winterset puise dans l’héritage du folk typiquement britannique et en particulier chez Fairport Convention, leurs morceaux sont tantôt teintés de jazz, de blues, de cabaret, de classique, de pop voire de musique contemporaine, quand ils n’adoptent pas un profil de berceuse d’enfants. On a même droit à de réguliers exercices de style a cappella. Les harmonies vocales sont d’ailleurs absolument époustouflantes, même si elles peuvent parfois se révéler glaciales. Si le(s) violoncelle(s), le piano et le(s) violon(s) se partagent l’essentiel de l’instrumentation, l’une ou l’autre compo implique de l’ukulélé, un zeste de guitare et une double basse. Le tout enrichi d’arrangements irréprochables et circonstanciellement enrobé d’orchestrations majestueuses. Un seul reproche : le climat qui baigne tout au long des quinze plages de cet elpee : morose, mélancolique, presque sordide. Il y a bien un soupçon de valse (« Blue bleezing blind drunk »), de jigue (« Blue Gaen’ Oot O’ The Fashion ») et d’allégresse (« My Donald »), des tentatives de changement de rythme (NDR : le mid tempo est parfois toléré), mais les longues mélopées finissent par vous flanquer le bourdon. Dommage, car c’est un disque absolument irréprochable…

 

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