Oubliez Marilyn Manson et intronisez Casey Chaos en véritable Antéchrist. Car voilà l’ennemi public numéro un aux States. Troublion sorti de Californie, Amen se démarque surtout par la personnalité de son leader, le bien nommé Chaos, énergumène braillard et despotique. Prolifique, enragé et engagé, le gaillard pond les chansons aussi rapidement que les pendules et tire à boulets rouges sur tout ce qui passe : politique, mœurs, famille. Jouant des images plus que de musique, chaque sortie du groupe vaut son pesant d’or en collages et clichés chocs, frisant parfois la drôlerie involontaire (la sucette/vibro de l’adolescente pré-pubère du 2ème album). Passé ces moments de décorticage visuels et tentant de repérer les nombreux plagiats, avouons que la musique d’Amen casse les c******* assez rapidement. Et même si à la base le combat de Chaos reste louable, s’enfiler l’intégralité de l’album d’une traite relève du masochisme. On préférera donc s’en écouter une rasade avant d’aller bosser. Effet garanti ! Paradoxalement, Amen bénéficie donc d’un capital sympathie supérieur à la moyenne ; même si musicalement, le groupe atteint rarement des sommets. Pour l’anecdote, signalons que Chaos a tapé de la basse chez Christian Death et à produit un titre des 80’s Matchbox B-Line Disaster... Dernière interrogation : est-ce que Biafra (Dead Kennedys) touche au moins des royalties ? California Über alles après tout...