Franchement, il était difficile d’imaginer que Brian Wilson allait pouvoir donner un jour une suite à « Smile ». L’opus s’ouvre par le titre maître, une chanson populaire américaine reprise en son temps par Louis Armstrong, Sarah Vaughn et Ray Charles. Cette chanson donne le ton à une œuvre au cours de laquelle il évoque le Los Angeles d’hier et d’aujourd’hui, à travers des compos traditionnelles et des intermèdes narratifs déclamés par Van Dyke Parks. Ce dernier partage la paternité des lyrics en compagnie du multi-instrumentiste Scott Bennett, impliqué dans la nouvelle aventure de Brian, depuis que ce denier a opéré son come-back. Quant à la musique, elle est bien sûre issue de la plume du Mozart du pop/rock (NDR : c’est ainsi que la presse spécialisée le baptisait au cours des sixties). Vous vous doutez que les harmonies vocales sont particulièrement soignées voire raffinées. Et que les mélodies rappellent les Beach Boys. Enfin, le plus souvent. Sur la plupart des morceaux, les arrangements sont riches, parfois même très riches ; mais ce traitement à l’ancienne ne manque cependant pas de charme. Néanmoins, ce sont les compos les plus minimalistes qui se révèlent aussi les plus efficaces. Et lorsqu’il chante (NDR : d’un timbre plus rauque) accompagné tout simplement d’un piano et soutenu de chœurs limpides « Midnights another day » (NDR : les orchestrations se font alors discrètes), il est totalement bouleversant. L’album s’achève par deux plages empreintes de nostalgie. Tout d’abord « Going home » et puis « Southern California », une finale au cours de laquelle il se remémore la jeunesse des Beach Boys…

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