Après l’énorme succès de « Kittenz and Thee Glitz », « Devin Dazzle And The Neon Fever » proclame le retour de celui qui a ouvert la voie au retour des années 80, boîte de Pandore qui a laissé échapper quelques démons tenaces comme Jim Kerr. Une plaque construite suivant un concept à la Doc. Jekyll et Mister Hyde. L’opposition entre Devin Dazzle, le musicien réservé et son alter ego « Neon Fever », partyman invétéré qui ne jure que par les drogues et les filles. Côté musique, on a de nouveau droit à une relecture de styles issus des années 80. De l’électro-punk (« Rocket Ride », « Everyone is someone in LA »), de l’électro-pop (le ‘depechemodesque’ « Ready 2 Wear », « She’s so damn cool ») ou encore de l’électro-funk (« What She wants ») que chante James Murphy de LCD Soundsystem. Des morceaux très bien produits qui n’essayent pas de cacher leurs influences, agréables à l’écoute et dénués du cynisme habituel aux prétentieuses productions calibrées « électroclash ». Une plaque à l’énergie très rock’n’roll qui se perd un peu pendant la seconde moitié de l’opus, où quelques morceaux très faibles ternissent le début pétaradant. Pas mal quand même !