Curieuse histoire que la sortie du premier album du chanteur/guitariste de Mud Flow, puisqu’un premier disque promo avait été transmis à la presse pour être chroniqué, avant que le label ne nous prévienne que ce disque ne sortirait jamais sous cette forme et qu’une nouvelle mouture allait nous être transmise. Bref, la première version deviendra un véritable collector. En fait, suite à un désaccord contractuel entre Liben et la comédienne belge Edwige Bailly, vocaliste pour la circonstance, toutes les sessions d’enregistrement ont été réenregistrées en compagnie de la styliste Stéphanie Croibien. Et le disque de ressortir le 19 janvier.
Cette œuvre est un peu une sorte de concept album. Un album chanté dans la langue de Molière. Un projet dont Vincent rêvait depuis belle lurette et qu’il ne pouvait concrétiser auprès de Mud Flow. Pas une raison pour abandonner son groupe fétiche, mais une belle occasion de se faire plaisir. Tout au long de « Tout va disparaître », il raconte l’histoire d’un couple fictionnel déchiré, comme dans un film. En dix chansons, qu’il a intégralement écrites, composées, arrangées et réalisées, il aborde ainsi l'inépuisable sujet de l'amour. Vincent et Stéphanie se partagent les vocaux. Lui d’un timbre grave et posé. Elle d’une voix douce, limpide et sensuelle. Les références à Yves Simon sont manifestes, même si la formule en duo garçon/fille, s’inscrit d’avantage dans l’esprit d’un Serge Gainsbourg (NDR : c’est évident sur « 30 décembre). Hormis sur le plus électrique (NDR : un mambo subrepticement caressé de percus !) « Le joli mai », c’est la guitare acoustique qui domine l’instrumentation. Souvent jouée en picking, elle est soutenue discrètement par quelques accords de piano, une rythmique basse/batterie et ponctuellement de discrètes mais très judicieuses orchestrations. Le fidèle Rudy Coclet est toujours aux manettes de cet opus qui baigne dans une douce mélancolie et qui ma foi est de toute beauté. « Tout va disparaître », mais pas cet album, j’en suis convaincu…

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