Sacré tombeur ce Jean Louis !.... Non content d’avoir épinglé Mylène Framer (ça date), Camille et Armelle Pioline (des retro-tango-pop-française-à-l’ancienne Holden) à son tableau, c’est au tour de Jennifer Charles, la chanteuse d’Elysian Fields de s’acoquiner au bouillonnant Auvergnat... Accompagné du fidèle Fred Jimenez, Murat rempile pour 12 titres parmi les plus pop de toute sa discographie. Rendons à César ce qui lui appartient, le rôle de Murat dans la composition de cette galette se limite à l’écriture des paroles et au chant partagé de fort douce et belle manière par Jennifer Charles. Car toutes les musiques sont issues de la plume de Jimenez. Je vois les détracteurs de Murat s’écrier : “Voilà l’explication !”. Qu’ils se gaussent. N’empêche que “A bird on a poire” est excellent de bout en bout, ce qui n’était pas nécessairement le cas du “Parfum au jardin d’acacias” sorti il y a quelques semaines. A ce titre, une chanson comme “Elle était venue de Californie” illustre à elle seule toute la qualité des compositions ici présentes : paroles dignes de Murat (sans les lyrics et à moins d’être calés en géographie française vous m’en direz des nouvelles), duo de voix écrit sous forme de dialogue bilingue français/anglais (pour rappel Jennifer Charles est anglophone, mais elle chante en français), des cordes à tomber, un clavier et une batterie (presque) tout en discrétion. Bref, voici une nouvelle fois la preuve que Murat et sa clique incarne définitivement un pan unique de la production musicale hexagonale. Loin de se scléroser, de se répéter, du haut de son volcan, le Jean Louis laisse ses amis artistes issus de la capitale loin derrière. C’est où encore la Californie ???