A l’instar d’Interpol, Prosaics avoue un petit faible pour la cold wave, la new wave et le post punk du début des eighties. Un trio qui doit partager un même culte pour Joy Division. Et surtout pour Ian Curtis. Deux formations qui paradoxalement nous viennent de New York. Même les spectres des Smiths, d’Echo & the Bunnymen et du Sound transparaissent à travers leur musique. Alors copie conforme ? Non, puisque les Prosaics ont opté pour une formule tour à tour allègre ou frénétique. Et puis la voix d’Andy Comes (NDR : ex Tel Aviv) n’est pas aussi clinique et monocorde de celle de Paul Banks. Parfois gémissante. Mais pas comme celle de Robert Smith. Plutôt de Robbie Grey. Si, si, souvenez-vous de Modern English, auquel Prosaics emprunte finalement le sens mélodique. Avec pour résultat ce mini album 5 titres qui prélude la sortie d’un premier opus.